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›› Taiwan : derniers articles publiés.

« L’incident du Vendémiaire », une fébrilité chinoise

Le mois d’avril 2019 fut marqué par un incident déconcertant entre les marines chinoise et française riche en enseignements sur la réalité des rapports de force dans le Pacifique occidental.
Après avoir accusé le Vendémiaire d’avoir, le 6 avril, empiété sur les eaux territoriales chinoises, alors qu’en réalité il naviguait dans les eaux internationales au centre du Détroit de Taïwan, la marine chinoise a annulé l’invitation de la frégate à la revue navale de Qingdao organisée le 23 avril pour le 70e anniversaire de la marine chinoise.
Pour comprendre brutalité de la réaction d’autant plus étrange qu’elle s’appuyait sur la fausse allégation d’une violation de la souveraineté maritime chinoise, il faut (...)

Le « Taïwan Relations Act » et les illusions du statu-quo

Cette année, sous la pression de Pékin ulcéré par la présence au pouvoir d’une mouvance indépendantiste rejetant le principe « d’une seule Chine » les Taïwanais célèbrent les 40 ans du Taïwan Relations Act (T.R.A), qu’ils considèrent comme un viatique de sécurité stratégique accordé par Washington à l’Île pour compenser la décision américaine du 1er janvier 1979 de transférer à Pékin son ambassade en Chine.
La bascule qui choqua les élites taïwanaises du Guomindang et installa dans l’Île un puissant sentiment d’insécurité fut l’aboutissement d’un processus commencé huit années plus tôt, le 15 novembre 1971, par l’entrée à l’ONU de la République Populaire à la place de Taïwan, en pleine guerre du Vietnam. L’événement (...)

Les défis de l’obsession réunificatrice

Le 2 janvier 2019, à l’occasion du 40e anniversaire du message du Comité Permanent de l’Assemblée Nationale Populaire chinoise (ANP) aux « compatriotes taïwanais », le 1er janvier 1979, Xi Jinping s’est spécialement adressé aux 24 millions d’habitants de la « République de Chine », de l’autre côté du Détroit dont le seul nom qui ne fait plus l’unanimité dans l’Île, est un condensé des réminiscences de l’histoire et des tensions qui montent.
Rappelons que dans son adresse diffusée le jour même de l’établissement officiel des relations diplomatiques entre Pékin et Washington (annoncé le 15 décembre 1978), l’ANP promettait que « la grande cause de la réunification à la Mère Patrie prendrait en compte les réalités de (...)

Tsai Ing-wen à la peine. Sous la vigilance de Pékin, le paysage démocratique de l’Île évolue

Il est remarquable que les grands médias en vogue aux États-Unis et en Europe n’aient d’abord rendu compte de l’extraordinaire exercice démocratique organisé dans l’Île le 24 novembre, en insistant sur le rejet par les électeurs, non seulement du « mariage pour tous » refusé à 55,80% et de l’égalité des droits des couples vivant en concubinage déniée à 55,73%, mais également de l’enseignement à l’école de l’égalité des sexes à 55,73%.
S’il est vrai que cet arrêt sur image électoral présente un paysage conservateur et paternaliste de la société dont il est légitime de penser qu’elle se modifiera avec le temps, le plus étonnant est cependant l’évolution de la démocratie de l’île. Les scrutins du 24 novembre dont le cœur (...)

Taiwan à la recherche d’un nouveau soft-power

Dans une série d’article précédents QC a abondamment documenté et commenté les extraordinaires pressions exercées par Pékin pour que Tsai Ing-wen accepte de reconnaître le « consensus de 1992 » et l’appartenance de Taïwan à la Chine, radicalement opposés à l’épine dorsale identitaire de son Parti.
Récemment encore le Continent a exercé de fortes pressions sur les ressources humaines de l’Île en proposant un pont d’or aux ingénieurs taïwanais du secteur des semi-conducteurs où le groupe « Taïwan Semiconductor Manufacturing Conpany », côté à New-York sous le sigle TSM, est le n°3 mondial.
En 2018, 300 ingénieurs taïwanais du secteur ont sauté le pas vers le Continent pour se joindre aux 1000 autres qui y travaillent (...)