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›› Chine - monde : derniers articles publiés.

Chine – Afrique : De la quête des matières premières à la coopération. Sur fond de manœuvre géopolitique

Le 7e « sommet Chine-Afrique » devenu en 2012, le « Forum pour la Coopération sino-africaine (Sigle anglais FOCAC – en Chinois 中非合作论坛 » s’est tenu à Pékin, les 3 et 4 septembre derniers.
Au passage, arc-boutés à l’obsession politique de la réunification devenue un ressort de la géopolitique de Pékin, le China Daily et Xinhua notaient que, depuis mai 2018, date du ralliement du Burkina Faso à Pékin « tous les pays africains membres de l’ONU avaient reconnu la République Populaire de Chine comme la représentante légitime de la Chine, à l’exception de l‘eSwatini (ancien Swaziland) ayant maintenu ses relations avec Taïwan ». Quel que soit l’angle de vue, moins de deux mois après le long périple au Sénégal, au (...)

Du conflit commercial à la rivalité stratégique

A plus de 45 ans de distance H. Kissinger (95 ans), juif allemand émigré aux États-Unis à l’âge de 15 ans avec son père modeste instituteur et sa mère femme au foyer, naturalisé américain 5 ans plus tard, diplômé de Harvard à 25 ans, peut-il continuer à peser sur les choix stratégiques de la Maison Blanche ?
Promoteur d’une « realpolitik » héritière de Machiavel articulée à la recherche « réaliste » des intérêts nationaux au-delà des sentiments moraux et des clivages idéologiques dont le meilleur exemple au XIXe siècle fut – la référence n’est pas anodine pour un homme d’origine allemande – le chancelier allemand Otto Von Bismark, artisan de l’unité et de la puissance de l’Allemagne -, Kissinger articule ses conseils (...)

L’Afrique, la Chine et l’Europe

Du 18 au 28 juillet Xi Jinping a inauguré la politique étrangère de son 2e mandat par un long voyage de 11 jours et 36 000 km aux Emirats Arabes Unis et dans 4 pays africains pour le terminer à Johanesbourg où, du 25 au 27 juillet, s’est tenu le 10e sommet des BRICS.
Accompagnant le voyage, la presse officielle du régime a largement développé les thèmes répétés par le n°1 du Parti depuis le 19e Congrès, présentant la Chine comme un modèle à suivre au milieu des changements dans les relations internationales inédits depuis un siècle « 百年未遇 – bai nian wei yu - ».
Dans ce contexte, dit une dépêche de Xinhua, la diplomatie aux “caractéristiques chinoises“ ouvre « une ère nouvelle des relations de la Chine avec le (...)

20e sommet Chine – Europe à Pékin. La marginalisation de l’Union

Il est des dialogues dont l’objet est perturbé par un événement extérieur ou un troisième larron, de sorte qu’ils manquent une partie de leurs cibles ou jettent de grands voiles sur d’insondables non-dits. Ce fut le cas du 20e sommet Chine – UE, les 16 et 17 juillet derniers à Pékin.
Venant immédiatement après le voyage de Li Keqiang à Bruxelles et à Sofia, au cours duquel le premier ministre chinois s’était appliqué à désamorcer les craintes de Bruxelles d’une manœuvre chinoise de contournement géopolitique de l’Union par l’Europe de l’Est (lire : En Europe de l’Est et à Berlin, Li Keqiang manœuvre pour désamorcer la crainte du « péril jaune ».) ;
Tenu aussi une année après les crispations du 19e sommet à (...)

En Europe de l’Est et à Berlin, Li Keqiang manœuvre pour désamorcer la crainte du « péril jaune »

Le 11 juillet, s’ouvrait le sommet de l’OTAN à Bruxelles, où Donald Trump s’est ingénié à fustiger ses partenaires stratégiques européens, menaçant même de quitter l’Alliance s’ils n’augmentaient pas leurs budgets militaires.
Pointant spécialement et sans ménagement du doigt Angela Merkel, accusée d’être « l’otage énergétique de la Russie » (voir les notes de contexte), dont la vulnérabilité plonge dans les importations allemandes de gaz russe, le présidant américain a bousculé à la fois les codes diplomatiques, quelques tabous de la relation transatlantique et les non-dits de la construction européenne.
Au même moment, dans un saisissant contraste de comportement et de language, le premier ministre chinois Li (...)