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›› Editorial : derniers articles publiés.

Anxiétés politiques à Hong-Kong

Récemment eurent lieu à Hong Kong plusieurs événements dont la proximité a créé une angoisse au sein de la mouvance des droits attachée au respect par le Continent du schéma « un pays deux systèmes », garantissant, au moins jusqu’en 2047, la liberté d’information, d’association et de manifestation, ainsi que l’indépendance de la justice, articulée à une loi fondamentale, un parlement et une monnaie différents du Continent.
Le premier événement fut la mise en service le 23 septembre de la liaison TGV – 95 trains par jour - entre les nouveaux territoires – ceux-là même cédés en 1898 par les Qing à l’empire britannique pour 99 ans – et 44 villes chinoises dont Pékin, Canton et Shenzhen. Cette dernière (...)

Quand les hyperboles nationalistes paralysent l’esprit de conciliation et hypothèquent l’avenir

Nous étions habitués aux déclarations ambigües jetant des voiles pudiques sur les dissensions, faisant l’impasse sur les contrastes culturels, ponctuées de promesses de coopérations. Glosant sur la conduite apaisée des affaires du monde, elles mettaient sous le boisseau les angoisses de profondes rivalités globales.
Ce schéma articulé à la conscience que les deux premières puissances de la planète n’avaient pas d’autre choix que de négocier leurs différends et leur angoisses pour s’en arranger est, pour le moment et en apparence du moins, renvoyé aux calendes grecques.
Il reste qu’en Chine, le sentiment du temps long projetant les échéances du rêve chinois jusqu’en 2049 produit un recul et une intuition (...)

Pékin agacé par Trump l’inconoclaste. L’irrémédiable rapprochement sino-russe

Avec le surgissement à Washington d’un président adepte du vandalisme diplomatique, bousculant les règles convenues des bienséances internationales, dynamitant au passage quelques hypocrisies commerciales qu’elles soient chinoises ou alliées, hanté par la menace de prolifération nucléaire posée par Téhéran et Pyongyang, enferré dans un bras de fer stratégique avec Pékin et, comme si le jeu n’était pas assez brouillé, acculé par le Congrès et ses propres alliés politiques à affronter Moscou, dont il voulait se rapprocher en niant urbi et orbi la cyber-ingérence électorale russe, le moins qu’on puisse dire est que les repères ordonnant la réflexion stratégique depuis la chute du mur de Berlin sont désaccordés. (...)

Xi Jinping, D. Trump, Kim Jong-un, brutal retour aux réalités

A la fin juillet, des sources proches du régime nord-coréen laissaient filtrer un durcissement de la position de Pyongyang qui tranchait avec l’ambiance conviviale du sommet de Singapour. Inversant l’ordonnancement du processus de dénucléarisation vu par Washington, Kim Jong-un exigeait que les États-Unis s’engagent dès à présent et, par anticipation, pour la fin de l’armistice et un traité de paix.
« Si Washington », disait la source, citée par CNN, « refusait de remplacer l’accord d’armistice par un traité de paix permanent, garantissant la survie du régime de Kim Jong-un, il est probable que Pyongyang ne s’engagera pas dans des pourparlers pour le démantèlement de son arsenal nucléaire ». La douche (...)

Fêlures

Le président Xi jinping 习近平 est selon toutes les apparences fermement aux commandes de la Chine.
Supervisant directement ou par ses proches plusieurs « petits groupes dirigeants » - 领导小组- pilotant des réformes essentielles dans les domaines de la défense, de la sécurité intérieure, de l’économie et des finances, promoteur inflexible de la plus sévère lutte contre la corruption que la Chine ait connue durant son histoire moderne ; pour cette raison admiré par le peuple chinois qui le surnomme affectueusement Xi Da Da 习大大 (Papa Xi), le n°1 chinois contrôle, par le truchement de ses appuis directs placés aux points stratégiques du Parti-État, la propagande, l’armée, la sécurité d’État, ainsi que les commissions (...)