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Menaces financières chinoises. Un pavé dans la mare du Père Ubu

Pour beaucoup de commentateurs la réaction chinoise avait la force d’une « menace nucléaire », à l’image de celle proférée par le Général Zhu Chenghu, de l’université de la défense nationale chinoise qui, il y a deux ans, avait menacé les Etats-Unis de représailles nucléaires massives s’ils se mêlaient d’un conflit sino-chinois dans le détroit de Taiwan.

Ils ont tort. Les paroles de Zhu Chenghu étaient vaines et irréalistes. Les remarques de XIA Bin et HE Fan sont autrement plus pertinentes. Elles font référence à une situation ubuesque, où la Chine continue de prêter beaucoup d’argent à son plus gros client, en espérant que ses importations de produits chinois continueront à augmenter au rythme de 30% par an, dans un contexte de plus en plus acariâtre, où la confiance réciproque, qui n’a jamais été idéale, ne cesse de s’affaiblir, entamée par les extravagances financières américaines et les pressions des lobbies qui ne considèrent la situation mondiale que par l’unique viseur des intérêts domestiques de l’Oncle Sam.

La question financière n’est pas nouvelle. Mais elle s’aggrave alors que les relations sino-américaines se crispent. Déjà en janvier 2004, ZHU Min directeur de la Banque de Chine expliquait en termes fleuris aux participants du forum de Davos : « Chacun sait que l’histoire d’amour doit prendre fin. Les Etats-Unis tirent avantage du fait que la Chine et d’autres pays d’Asie utilisent leur surplus commercial pour acheter des bons du trésor américains, qui leur servent de réserve. Cette situation n’est pas tenable à long terme. Il n’est pas possible que nos exportations continuent de croître au rythme de 30% par an. Nous ne serons bientôt plus capables de financer le déficit américain ». Aujourd’hui les aberrations des relations financières sino-américaines se doublent d’une crise de confiance. Il est urgent pour tout le monde que Pékin et Washington abandonnent le petit jeu des menaces et des pressions et discutent sérieusement de la manière de sortir des ornières qui ne cessent de se creuser.


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Par Richane Le 28/08/2007 à 13h08

> Menaces financières chinoises. Un pavé dans la mare du Père Ubu.

Il n’est que temps que la Chine réagisse avec fermeté sur cette demande insistante de modifier le rapport de change entre le yuan et les monnaies occidentales. Car à force de ne rien dire, les occidentaux finissent par penser que les bons sont de leur côté et que les méchants sont du côté de ces pays émergents (Chine et Inde, notamment) qui exploitent leurs peuples avec de bas salaires et entretiennent un chômage élevé dans les pays riches. En fait les pays occidentaux - déjà riches - cherchent à devenir toujours plus riches, quitte à demander aux pays pauvres à renoncer à leur développement. En habillant cette demande égoïte et monstrueuse par des discours généreux sur la defense des droits de l’homme et de la démocratie dans les pays émergents, comme si le premier droit de l’homme n’était pas celui de sortir du sous-développement. Face à la brutalité d’un goujat, il n’y a que le langage de la fermeté pour faire comprendre que l’on ne se laissera pas dépouiller.

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