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ANNEXE.
Tir d’exercice d’un missile chinois QW12, une des nombreuses versions modernisées et améliorées de la famille QW2.
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Le Qian Wei-2 前 卫 2 « avant-garde » (Vanguard 2, dans sa désignation d’export) est la troisième génération de missiles sol-air portatifs construits par la firme Shenyang Hangtian Xinle Ltd, dont l’usine CASIC 119 est basée à Shenyang. Mis en service en 1998, il est une copie du système russe « 9k310 Igla - ou SA 16 - ».
Capable de cibler des objectifs dans les mauvaises conditions météo et la nuit, à partir de 10 m jusqu’à 6000 m, il est doté d’un autodirecteur à infrarouge passif à double-bande, résistant aux leurres thermiques et aux sources de chaleur parasites du terrain.
Il a été vendu à l’Algérie qui le produit sous licence, au Bangladesh à l’Iran et au Pakistan qui fabrique une version locale baptisée Anza Mk. III
Le FN-16 飞弩- fei nü - arbalète volante - est un système de missile sol-air portatif (MANPADS) de fabrication chinoise. Construit par l’académie de technologie des vols spatiaux de Shanghai (SAST - Shanghai Academy of Spaceflight Technology - 上海航天技术研究院 - ), rattachée à la CASC - 中国航天科技集团有限公司 -, il est conçu pour la défense antiaérienne à courte portée et cible principalement les aéronefs à basse altitude, les hélicoptères et les drones.
Doté d’un autodirecteur infrarouge et ultraviolet (IR/UV) à double bande, il a une portée maximale de 6000 m et est capable de cibler des objectifs jusqu’à 4000 m d’altitude. Sa tête active est équipée d’une fusée de proximité à déclenchement laser. Le système peut être tiré à l’épaule par un soldat ou monté sur véhicule.
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Face à des drones de reconnaissance ou d’attaque évoluant dans leur enveloppe de tir, le déploiement dispersé de systèmes portatifs de défense aérienne (MANPADS) améliorera le rapport coût-efficacité de la défense sol-air de l’Iran qui réservera ses batteries de missiles à des cibles plus importantes.
Face à l’aviation de combat classique, l’effet des missiles portables obligera les pilotes à voler plus haut, à augmenter les distances de sécurité, à modifier leurs trajectoires d’approche, à utiliser des contre-mesures, et à mobiliser des moyens de renseignement ou de neutralisation pour localiser de petites équipes n’émettant pas de signature radar continue.
Ces contraintes réduiront ainsi l’efficacité des frappes à courte portée des chasseurs de combat et des hélicoptères, mais elles ne seront pas efficaces contre les missiles à longue portée, les munitions planantes, les capteurs furtifs à haute altitude, la guerre électronique, les leurres et les systèmes sans pilote capables de réduire l’exposition aux défenses portatives.
Autrement dit les MANPADS vendus à l’Iran renforceront un niveau précis de défense aérienne en surface et en altitude, sans pour autant constituer un système de défense aérienne intégré dont le rôle est de contrôler à la fois des capteurs d’alerte à longue distance, un déploiement de batteries de tir réparties sur le terrain et un ensemble de commandement et de contrôle doté d’un réseau de communication reliant entre elles toutes ces parties.
