›› Editorial
ANNEXE
Selon les renseignements américains, pas d’ingérence chinoise dans le scrutin de 2020.
Les estimations du NIC ont démenti les accusations de D.Trump d’ingérence chinoise dans les élections de 2020.
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Alors qu’aux États-Unis, principalement chez les démocrates, mais pas seulement court l’idée que les accusations de D.Trump dénonçant les ingérences chinoises dans les élections américaines avaient pour but de préparer l’opinion à une déconvenue électorale lors des élections de mi-mandat en novembre, des documents déclassifiés du National Intelligence Council (NIC) chargé de l’analyse stratégique à long terme et de la synthèse des analyses de la CIA, de la NSA et du FBI, montrent que les accusations présidentielles ne sont pas fondées.
Supervisé par le Directeur du renseignement national, le NIC, composé de hauts responsables du renseignement et d’experts issus du monde académique et du secteur privé, a, dans une note synthétique, énoncé les points suivants (résumé)
1.- Il n’y a aucune indication qu’un acteur étranger ait réussi à modifier l’intégrité du processus électoral américain de 2020 , notamment l’enregistrement des électeurs, le scrutin lui-même, le dépouillement ou la publication des résultats.
Il serait difficile pour un acteur étranger de manipuler les processus électoraux à grande échelle sans être détecté par le renseignement, que ce soit par la surveillance physique et informatique des systèmes de vote à travers le pays ou par des enquêtes post-électoraux.
La communauté du renseignement a identifié quelques compromissions réussies des réseaux des administrations étatiques et locales avant le jour du scrutin – ainsi qu’un plus grand nombre de tentatives infructueuses – qui, selon nous, n’avaient pas pour but de modifier les processus électoraux.
Certains acteurs étrangers, comme l’Iran et la Russie, diffusent des allégations fausses ou exagérées concernant de prétendues compromissions des systèmes de vote afin de saper la confiance du public dans les processus et les résultats électoraux.
2.- Le président Poutine et gouvernement russe ont autorisé et mené des opérations d’influence visant à discréditer la candidature du président Biden, à saper la confiance du public dans le processus électoral et à exacerber les divisions sociopolitiques aux États-Unis.
Des acteurs étatiques russes et des groupes agissant pour leur compte, tous au service des intérêts du Kremlin, ont œuvré de manière cohérente pour influencer la perception du public américain. Notamment par des allégations trompeuses ou non fondées contre le président Biden visant les médias et des personnalités ainsi que des responsables américains de premier plan, y compris certains proches de l’ancien président Trump et de son administration.
Mais, contrairement à 2016, nous n’avons pas constaté d’efforts cybernétiques russes persistants pour s’insinuer dans le processus électoral.
3.- L’Iran a mené une campagne d’influence clandestine à plusieurs volets visant à compromettre les chances de réélection de l’ancien président Trump – sans toutefois promouvoir directement ses rivaux -. La manœuvre a été autorisée par le Guide suprême Khamenei et mise en œuvre par le renseignement militaire iranien au moyen de d’actions ouvertes ouvertes et de cyber-opérations secrètes.
4.- Même si le NIO (National Intelligence Officer) pour la cyberdéfense a signalé que Pékin avait envisagé certaines actions pour tenter de nuire à la réélection de l’ancien président Trump, sans toutefois les mettre en œuvre, la Chine n’a finalement pas déployé d’efforts d’ingérence et d’influence visant à modifier l’issue de l’élection présidentielle américaine.
Recherchant d’abord la stabilité dans ses relations avec les États-Unis, Pékin considérait qu’aucun des deux concurrents n’était suffisamment favorable à la Chine pour justifier le risque d’une ingérence manifeste. Le réime a estimé que ses outils d’influence traditionnels – principalement des mesures économiques ciblées et le lobbying – seraient suffisants pour atteindre son objectif d’influencer la politique chinoise de Washington, quel que soit le vainqueur.
5.- Plusieurs autres acteurs étrangers dont le Hezbollah libanais, Cuba et le Venezuela, ont également tenté d’influencer l’élection, mais leurs opérations d’une ampleur moindre n’ont pas eu d’effets. Enfin des cybercriminels ont perturbé certains préparatifs électoraux avec des motivations plus financières que stratégiques.
