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En Europe de l’Est et à Berlin, Li Keqiang manœuvre pour désamorcer la crainte du « péril jaune »

Le 11 juillet, s’ouvrait le sommet de l’OTAN à Bruxelles, où Donald Trump s’est ingénié à fustiger ses partenaires stratégiques européens, menaçant même de quitter l’Alliance s’ils n’augmentaient pas leurs budgets militaires.

Pointant spécialement et sans ménagement du doigt Angela Merkel, accusée d’être « l’otage énergétique de la Russie » (voir les notes de contexte), dont la vulnérabilité plonge dans les importations allemandes de gaz russe, le présidant américain a bousculé à la fois les codes diplomatiques, quelques tabous de la relation transatlantique et les non-dits de la construction européenne.

Au même moment, dans un saisissant contraste de comportement et de language, le premier ministre chinois Li Keqiang terminait un voyage très policé en Europe, articulé au slogan de la coopération amicale « gagnant-gagnant » et à l’image que se donne désormais la Chine, elle aussi aux prises avec la brutalité douanière de Trump, du nouveau parangon mondial du libre-échange.

Courtisée par tous les révulsés de l’âpreté langagière de Trump ponctuant ses offensives douanières tous azimuts, Pékin tente d’avancer ses intérêts sous le masque apaisant de l’harmonieuse bienveillance confucéenne d’une « coopération à l’avantage de tous. »

*

Il y avait deux prétextes à la visite de Li Keqiang en Europe au cours de laquelle il rencontra Angela Merkel moins de deux mois après la visite de la Chancelière à Pékin le 25 mai dernier (lire : Sous la « tempête Trump », les illusions chinoises de la Chancelière.) :

1) Le 7e sommet de Pékin avec 16 pays d’Europe Centrale et Orientale organisé à Sofia du 5 au 7 juillet qu’à Bruxelles certains soupçonnent d’être le cheval de Troie d’une tentative géopolitique chinoise pour diviser l’Europe (voir les notes de contexte) ;

2) La 5e session du dialogue intergouvernemental de coopération entre Berlin et Pékin, faisant suite aux récents durcissement de la classe politique allemande à l’égard de la Chine accusée de racheter des entreprises allemandes pour en capter les technologies dont elle a besoin pour pour son plan de modernisation « fabriqué en Chine 2025 – 中国 制造 2025 ».


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