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« Le fils du marchand » de Nie Chongrui

« Le fils du marchand » de Nie Chongrui est un des premiers manhuas publiés par Xiao Pan et la première BD en provenance de Chine que j’aie lue.

Ce bel album (en couleur, format occidental 22 x 30 cm) publié en février 2006 possède 88 pages et coûte 14,50 € (ISBN 2-940380-01-5). Monsieur Nie y adapte un conte traditionnel chinois (très intéressant) écrit par Pu Songling au XVIIe siècle.

Voir la biographie et la bibliographie de Nie Chongrui.

Petit Kou, le héros de ce conte, est le fils d’un marchand qui voyage souvent pour ses affaires. Même si son père est strict dans son éducation, Petit Kou est gâté, turbulent et a beaucoup d’amis. Mais lors d’une absence de son père, un esprit-renard vient régulièrement la nuit prendre possession (charnellement) de sa mère. Petit Kou et Madame Wu, la corpulente cuisinière, se rendent vite compte qu’il sont inefficaces pour lutter contre cet esprit maléfique. Le père, à son retour, les docteurs et même Li (le Maître du Tao des monts méridionaux) sont eux aussi impuissants... Petit Kou doit alors faire preuve d’ingéniosité pour être plus rusé que le rusé et terrasser l’immonde goupil afin de libérer sa mère de son emprise.

Rien à voir avec Miyazaki Hayao et les films du studio Ghibli comme « Kiki la petite sorcière » ou « Le voyage de Chihiro » mais j’y ai inévitablement pensé dans le sens où un enfant (turbulent, capricieux, insouciant) se voit confronter à un problème d’adultes et acquiert une maturité exceptionnelle pour faire face à une situation jugée inextricable.

En tout cas, les dessins sont vraiment beaux, les couleurs sont chatoyantes, le découpage des cases est novateur, la lecture de ce conte est un véritable enchantement (malgré le drame qui se joue) qui plonge le lecteur dans une Chine mythique et captivante.

Du même auteur : La belle du temple hanté.

Le fils du marchand

de Nie Chongrui


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